Consommer local avec La Ruche qui dit Oui !

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Nous faisons de plus en plus face à une population qui veut consommer mieux et durablement … et d’autre part à des agriculteurs qui veulent vendre leurs produits pour vivre voire survivre de leur production …

Ces deux enjeux se résolvent en passant par ce qu’on appelle le « circuit court ». Le but est alors de consommer localement et de n’avoir aucuns intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Fini alors les marges exorbitantes des distributeurs et des grandes surfaces !

Pour favoriser, améliorer et développer ce concept de « circuit court », 3 co-fondateurs, Guilhem Chéron, Marc David Choukroun et Mounir Mahjoubi, ont lancé le projet de La Ruche qui dit oui ! Voilà maintenant 5 ans que cette start-up a vu le jour. « Développer les circuits courts pour retrouver le goût des terroirs, lutter contre le changement climatique et reconnecter consommateurs et producteurs » : voilà l’engagement de cette start-up.

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Cette plateforme d’e-commerce, créée en 2011, regroupe une communauté d’environ 135 000 consommateurs et 5000 producteurs. L’entreprise est en pleine croissance, aujourd’hui 650 Ruches sont dispersées en France et les 200 autres se répartissent à l’international en Angleterre, Suisse, Allemagne, Espagne, Belgique, Italie, Danemark et aux Pays-Bas.

Une Ruche est l’endroit où les producteurs viennent jusqu’aux consommateurs pour vendre leurs produits.

Le principe est simple : chaque Ruche est gérée par un responsable de Ruche qui sélectionne dans un périmètre, d’en moyenne 30km autour de lui, des producteurs et artisans, pour venir vendre leurs produits une fois par semaine dans la Ruche.

Chaque semaine a donc lieu ce marché éphémère, qui peut être organisé dans un gymnase, une entreprise, dans la cour d’un particulier etc…

Les producteurs proposent alors à la vente leurs produits, et établissent un minimum de produits à vendre pour venir faire la livraison.

Les consommateurs de la ruche choisissent et sélectionnent leurs produits via la plateforme internet. Ainsi le producteur se déplace seulement si la livraison est rentable pour lui, et cela lui permet aussi de n’avoir aucunes pertes.

Vous allez me dire, ce système existe déjà ! Oui, si vous pensez aux AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), cela peut y ressembler. Mais en réalité il existe des disparités avec les Ruches.

La première différence importante est que dans les Ruches, il n’y a pas d’abonnements ou d’engagements nécessaires contrairement aux AMAP, en effet vous commandez sur le site seulement ce qui vous intéresse contrairement au panier que l’on récupère chaque semaine dans une AMAP avec un contenu imposé.

Deuxièmement c’est au niveau de l’offre que cela diffère. Dans les ruches on ne trouve pas seulement de fruits et légumes, mais aussi de la viande, du fromage, des produits transformés (type pâtés, pain, rillettes et j’en passe), de la bière mais aussi des cosmétiques ou encore des produits de fabrication artisanale, environ 25% des produits sont issus du label Agriculture Biologique. Il faut au minimum 4 producteurs pour ouvrir une ruche, alors que dans une AMAP, il y a généralement 1 ou 2 maraichers seulement.

Sur la forme on constate aussi une différence : les AMAP sont uniquement des associations de loi 1901, alors que les Ruches peuvent prendre plusieurs costumes : 65% d’entres elles sont déclarées comme start-up ou auto-entrepreneurs, 16% ont un statut associatif, 10% celui d’une entreprise commerciale (SAS, SARL), et 9% sont rattachées à une entreprise agricole.

Dans les deux cas, malgré les différences, ces deux concepts sont très importants pour l’économie locale. Ils permettent à la fois de récréer du lien social entre consommateurs et producteurs, mais aussi de soutenir les producteurs et agriculteurs de la région, d’apporter une alimentation au prix juste, et cela permet une meilleure rémunération des producteurs.

Pour revenir aux responsables de ruches, ils ont une grande Independence, et exercent cette tâche pour répondre à leurs valeurs et leurs envies.

Être responsable de ruche est alors une activité annexe, ou totale pour certains. 34% d’entres eux envisagent mêmes d’en ouvrir une deuxième.

Selon les données de la plateforme, 80% des responsables de ruches sont des femmes, 99% des responsables ont le sentiment de mener une mission d’intérêt général. 71% ne se seraient pas lancées dans une aventure similaire sans la RQDO, car 87% d’entres eux n’ont pas la sensation de prendre un risque en ouvrant une Ruche.

Pour Jacques Dufresne, responsable de la Ruche de Caen, ce que lui apporte cette activité « c’est le plaisir de faire découvrir (ou redécouvrir) aux citadins les produits sains et beaux des campagnes environnantes, la joie de rompre l’anonymat et l’isolement qu’impose la distribution de masse, et la satisfaction de contribuer au maintien en vie de nos amis partenaires paysans et producteurs ».

8,35% des ventes du producteur sont reversées au responsable de la Ruche, et 8,35% sont reversées à la plateforme La Ruche qui dit Oui ! Cet apport permet au développement de la plateforme, mais aussi d’assurer un service technique et commercial.

La « Ruche Mama », nom originel de la start-up, représente aujourd’hui une centaine de salariés, reparties sur plusieurs bureaux à Paris, Lyon, Lille, Nantes et Toulouse, mais aussi dans les grandes villes des pays dans lesquels est implantée la start-up.

N’hésitez pas accéder au site internet de La Ruche qui dit Oui !, et vous pouvez également trouver à votre disposition une application pour Smartphone.

Val.

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